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dimanche, 22 mars 2009

L'antre maudite du Comte Draculifiou - part 4

Bienvenue, les momies nauséabondes! Je vois qu'on est attiré par l'odeur du sang et de la tripaille? Et bien vous allez être servis! Vous voulez du bon gros slasher des familles? Je vous en offre, en tout bien tout horreur!

Aujourd'hui:

coldprey1.jpgCold Prey, ou plutôt Fritt Vilt, puisque ce film d'horreur, dans la plus pure tradition du slasher style "Vendredi 13", est d'origine norvégienne. Fait assez rare pour être signalé, vous en conviendrez!

Bon, alors qu'est-ce qu'on a avec ce film? Plutôt bien accueilli par la critique et le public au dernier festival du film fantastique de Gerardmer, on est donc face à un film dans lequel des jeunes crétins vont se faire décimer un par un par un psychopathe dégénéré. Vous réprimez un baillement poli? Je vous comprends...

Synopsis: Le début du film nous montre un pauvre garçonnet poursuivi par on ne sait qui. Quelques minutes plus tard, le pauvre garçonnet est enterré vivant sous la neige par ce "on ne sait qui". Du moins le croit-on... 30 ans plus tard, une bande de jeunes adultes à priori peu intéressants désirent faire du ski hors piste en pleine montagne. Là, ça démarre plutôt mal, parce que dans la voiture qui les mène à l'endroit "promis", ça discute de sujets creux, ça se pourlèche ostensiblement, et ça rigole bêtement... En bref, absolument rien de neuf au pays du slasher. La suite n'est pas plus rassurante: l'un des jeunes cons qui veut faire le malin sur son snowboard se pète la jambe (oui, comme dans "The Descent", avec l'os qui ressort et tout... frissons épidermiques garantis!), et voilà tout le groupe qui se réfugie dans un vieil hôtel miteux, sale, isolé et abandonné (ben oui, on est dans un film d'horreur, ils n'allaient pas finir au Ritz...). Là, ils vont être les victimes d'un vilain serial-killer habillé comme un yeti, qui va les charcuter un à un...

coldprey2.jpg

Bon, niveau originalité, faudra repasser... Pourtant bien accueilli par la presse (dont "Mad Movies", pourtant souvent impitoyable), ce film ne propose rien de bien neuf, et ne renouvelle absolument pas le genre... Pour preuve, dès les 1ères minutes, ça sent le cliché: les jeunes blaireaux se séparent dans l'hôtel, qui n'a pourtant rien de rassurant, ils font les marioles (style "même pas peur, hé!"), s'amusent à se faire peur bêtement ( "bouh! je suis derrière toi! hihihi!") et ne s'inquiètent pas du tout de voir certains détails bizarres ("tiens, la hache a disparu, hihihi!", "tiens, il y a du sang ici, hihihi!", "tiens, cette chambre a brûlé! hihihi!",...). On a droit à l'habituelle panoplie quasi-complète des effets de peur (bruits inquiétants, portes qui claquent, ombre qui passe furtivement dans le champ de la caméra, ne manque plus que le chat noir qui bondit d'un coup sur la table...). Et, lorsque le 1er meurtre arrive au bout de 40 minutes de film, on croit sortir de notre torpeur (il est quand même bien brutal), mais l'effet retombe comme un soufflet trop cuit, le 1er meurtre étant malheureusement le plus horrible... Les suivants ne seront pas aussi graphiques... Quant aux motivations du tueur (dont on devine l'identité dès le début du film si on est un tant soit peu concentré...), elles sont tout juste survolées dans un misérable flash-back à la fin du film...

Est-ce que, pour autant, tout est bon à jeter dans ce film? Non heureusement. De l'originalité, on peut tout de même en trouver:

- ce film, comme je l'ai déjà dit, est norvégien. Ce n'est pas si courant pour un film d'horreur. Mais ça ne suffit pas à faire un bon film...

- le film se déroule en pleine montagne (décor inhabituel pour un slasher), ce qui renforce l'impression d'isolement... A signaler: une bonne partie du film se déroule en plein jour, et, ça aussi, c'est peu fréquent dans ce type de film.

- on découvre grâce à ce film des standards musicaux norvégiens des années 70... bon, faut être honnête, ne pas les découvrir ne m'aurait pas empêcher de dormir, en fait... mais un peu de culture européenne ne fait pas mal.

- les héros du film ne couchent pas, mais ils meurent quand même!!! Et voilà une règle sacrée du slasher complètement renversée! Fallait oser! Bon, ceci dit, ils ne couchent peut-être pas, mais ils boivent de l'alcool et s'embrassent goulument. Ils méritent donc quand même un peu de mourir, non?

- enfin, Norvège oblige, les héros ont des prénoms à coucher dehors, ce qui surprend quand même un peu lorsqu'on les entend pour la première fois. Du coup, des phrases comme "Oh, Morten, on va tous mourir", ou "Oh mon dieu, Ingunn a disparu", ou encore "Non, ne va pas par là Mikal!", perdent un peu de leur puissance dramatique.

coldprey3.jpg

En bref, "Cold Prey", ça se laisse voir, mais vraiment rien de plus... Gros succès en Norvège, le film a une suite, étonnament intitulée "Cold Prey 2", ou plutôt "Fritt Vilt 2", qui se déroule juste après la fin du 1er film, et qui raconte le combat dans un hôpital entre la seule survivante du 1er film et le terrible serial-killer. Oui, les connaisseurs auront remarqué que ça ressemble furieusement à "Halloween 2"... Ce qui n'est pas forcément un compliment...

Comte Draculifiou, fridë bidehü!!!

 

Commentaires

Bon bin pas pour moi çuilà, les clichés avec des djeuns qui font ce qui faut pas et un scénar non existant, non merci ...
mais il est vrai que pour le coup des prénoms, ça doit être bien drôle ^^

Écrit par : Stitch | lundi, 23 mars 2009

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