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dimanche, 30 janvier 2011

Ca n'a-Reef pas qu'aux autres...

Simpsons_Jaws.jpgS'il est bien un genre de film casse-gueule, et donc, par conséquent, casse-bonbons, c'est bien le genre du "film d'attaque animale".

Pour un chef d'oeuvre, on ne compte plus le nombre incalculable de bouses. Pour un "Dents de la Mer", combien de "Shark Attack"? Pour un "Solitaire", combien de "Dinocroc"?

Le problème avec ces films là, c'est que, si on n'y met pas un minimum d'idées et d'ambition, on sombre très vite dans le ridicule bon marché, juste bon à être diffusé un dimanche après-midi sur NRJ12 ou Sy-Fy Channel.

Bon, faut pas se leurrer non plus. le modèle en la matière, à savoir "Les Dents de la Mer", a placé la barre très haut. Tellement haut qu'elle n'a jamais été dépassée depuis. Approchée oui, mais pas dépassée. Après tout, un film de requin dont les scènes les plus angoissantes sont celles où il n'y a pas de requin, c'est un gage de qualité! Moi, je retiens particulièrement 2 scènes de ce film:

- celle où les héros sont en pleine mer et où on entend une baleine agoniser au loin. On ne peut s'empêcher de penser que le requin n'y est pas étranger.

- celle où Quint, le vieux loup de mer, raconte comment son équipage a été décimé par des requins lors du naufrage de l'USS Indianapolis. Quand on sait en plus que c'est une histoire vraie...

Depuis, bon nombre de films ont essayé d'imiter leur "ancêtre", avec plus ou moins de succès. Si Piranhas, de Joe Dante, et son remake récent, d'Alexandre Aja, ou même le sous-estimé "Peur Bleue" de Renny Harlin, s'en tirent avec les honneurs, mieux vaut oublier toutes les bouses "direct-to-video" du style "Shark attack" ou "Shark in Venice", dont le manque de moyens et l'amateurisme ambiant ruinent tous les effets.

Mais, parmi ceux-ci, certains arrivent, grâce à un style proche du documentaire, et en évitant soigneusement tout effet gratuitement spectaculaire, à attirer notre attention. Ainsi, il y a quelques années, on vit débarquer "Open Water".

Le synopsis est d'une simplicité désarmante: un couple "oublié" par le bateau de plaisance qui les transportait pour une séance de plongée, se retrouve isolé en pleine mer, et à la merci de requins. Filmé au ras de l'eau, et s'attachant particulièrement à la psychologie des personnages, ce film n'a aucun mal à nous happer, pour peu qu'on accepte les règles du jeu. A savoir: ne pas s'attendre à voir des membres arrachés dans une gerbe de sang, pas plus que de voir des requins géants génétiquement modifiés. Non, là, on est dans le réel. Et ça marche. On s'identifie sans mal aux personnages, et on angoisse avec eux. Et c'est vidé qu'on ressort du film...

Dans le même genre, mais en remplaçant le requin par un crocodile, on a "Black Water", dans lequel on suit le calvaire vécu par 3 amis dans les marais australiens, à la merci d'un reptile affamé. Là encore, l'identification fonctionne, et l'économie d'effets sanglants joue en fait en faveur du film.

A la même époque, dans un registre plus spectaculaire, on a pu voir le dénommé "Solitaire" ("Rogue" en VO), dans lequel c'est tout un groupe de touristes qui se retrouvent piégés dans les marais australiens à la merci d'un gros crocodile vorace. Très réussi également, même si on s'éloigne du style "documentaire" pour se rapprocher du style "aventures horrifiques".

Tout ça pour dire qu'en ce moment, le genre semble très bien se porter. Et la tendance se confirme avec l'arrivée, cette année, du sobrement intitulé "The reef" (le film se déroule près de la Grande Barrière de Corail, encore en Australie, où il ne vaut mieux pas s'approcher de l'eau ces temps-ci...).

Là encore, synopsis très simple: un groupe de 5 amis partis pour faire de la plongée près de la Barrière de Corail donc, est victime d'une avarie. Leur bateau se retourne en pleine mer, et les voilà bloqués sur l'embarcation renversée, avec aucune terre à l'horizon. Deux choix s'offrent à eux:

- rester sur l'épave, et attendre, et donc risquer de mourir de déshydratation. Ou même de se retrouver à l'eau de toute manière, car les amis soupçonnent l'embarcation d'être en train de couler.

- se jeter à l'eau et nager vers une île que l'un deux pense être relativement proche.

4 des amis décident de nager vers cette île hypothétique, tandis que le dernier, mauvais nageur, préfère rester sur le bateau.

Le reste du film suit les 4 nageurs, et ne reviendra que brièvement sur le destin du 5ème ami (une fois en cours de film, et une dernière fois à la fin du film, lorsqu'un texte nous apprend ce qu'il est advenu de lui).

Les 4 nageurs, donc, vont vite regretter leur choix, puisque, bien vite, ils vont être attaqués par un requin qui visiblement n'a pas mangé depuis longtemps.

Là encore, le film est tourné au ras de l'eau, voir même parfois en dessous de l'eau, dont la visibilité n'est pas des plus claires, surtout quand notre petite bande de téméraires panique et fait plein de mouvements! L'angoisse est bien là, et on découvre la menace du requin en même temps que les personnages. L'un d'eux a d'ailleurs en sa possession des lunettes de plongée et s'en sert pour voir si le requin est à proximité sous l'eau. Angoisse garantie, ces scènes sont parmi les plus réussies du film! Les attaques sont brèves mais violentes, et on comprend aisément l'état de panique des personnages.

Par contre, ce qu'on comprend moins, c'est pourquoi il y en a toujours un pour s'écarter du groupe, pour aller chercher une foutue planche de salut qui flotte au loin. Mais bon, comment réagirait-on à leur place...

Si on peut reprocher une fin plutôt abrupte (un simple texte nous apprend le destin des personnages...), le film remplit correctement son office, à savoir nous faire angoisser avec les personnages pendant 1h30. Là encore, on n'égale pas "Les Dents de la Mer", mais on s'en rapproche.

De plus, tout comme "Open Water", "Black Water" ou "Solitaire", le film ne manque pas de préciser que tout ceci est inspiré d'une histoire vraie, histoire de nous plonger encore plus facilement dans le film. Et ça fonctionne, ceci dit. Pourquoi s'en priver?

Toujours est-il que "The Reef" est hautement recommandable, sauf si vous comptez aller passer quelques jours de vacances près des côtes australiennes...

Je termine avec une vidéo trouvée sur YouTube, bien réelle celle-là, dans laquelle on voit un surfer se rendant compte qu'il n'est pas tout seul dans l'eau... ça ressemble furieusement aux scènes du film quand l'un des personnages regarde sous l'eau avec ses lunettes de plongée, ce qui vous donnera donc un avant-goût du film...

 

Mafiou, qui aurait bien besoin d'un plus grand bateau...

 

 

dimanche, 18 juillet 2010

Ce film n'a pas une gueule de porte-bonheur...

martinepredator.jpgCa faisait un bail que je n'étais pas allé au cinéma. Pour tout dire, le dernier film que j'ai du voir en salle obscure est "X-Men Origins: Wolverine", ce qui doit bien remonter à un an maintenant...

Et bien vous voulez que je vous dise? C'est en retournant au cinéma la semaine dernière que je me suis rappelé pourquoi je les avais déserté si longtemps. Et oui, parce que malgré le fait qu'on ne soit, à tout casser, que 10 dans la salle, j'ai eu droit à la panoplie complète du fameux "j'emmerde le monde au ciné". A savoir:

- le crétin qui crie quand les lumières s'éteignent. Je ne comprends même pas qu'on puisse encore avoir ne serait-ce que l'idée de faire ça... c'est d'un banal qui ne fait plus rire personne (sauf le principal intéressé, et encore, vu le bide qu'il a fait, je peux vous dire qu'il n'a pas ri longtemps...)

- les chuchotements pour commenter le film quand il y a un gros blanc, au cas, probablement, où le voisin de fauteuil serait aveugle, et aurait besoin qu'on paraphrase le film...

- le connard qui croit bon de ponctuer la moitié des scènes d'une blague à 2 balles (comme s'il n'y en avait pas assez dans le film lui-même...),

- et, bien sûr, l'immanquable indélicat qui fait scrounch-scrounch avec les papiers de bonbons, puis avec la nourriture qu'il a dans la bouche.

Bref, mon rêve, ça serait en fait d'être seul dans la salle. Ne riez pas, ce rêve est déjà devenu réalité. Bon, c'était un matin, en semaine, pour un film en VO, mais quand même... le pied.

J'allais oublier LA principale raison qui éloigne des salles de ciné: le prix du billet!

Figurez-vous que j'ai tout de même claqué 9,70 euros pour allez voir un film qui n'en valait que le tiers, et encore. Exorbitant, même pour un film qui les vaudrait, ceci dit en passant.

Le film en question, c'était "Predators". Oui, je sais, vous allez encore me dire que je ne vous parle que de films d'auteur. Et moi de vous répondre: et alors? un peu de culture ne fait pas de mal!

Surtout qu'en terme de culture, ce film est un peu la jachère du cinéma actuel...

Le point de départ: plein de gars très vilains (des mercenaires, des assassins, des violeurs, des yakusas, des soldats...) sont largués, au sens propre, sur une planète hostile. Ils vont vite comprendre qu'ils ne sont pas en vacances forcées ou en train de participer à une nouvelle mouture de Koh-Lanta, puisqu'ils sont rapidement pris en chasse par des gros predachiens tout laids avec plein de grosses dents. Et ce n'est que le début. Ben oui, le film s'appelle "Predators", pas "Predadogs", on se doute donc bien qu'on va les voir débarquer tôt ou tard ces Predators.

En plus, vue la bande-annonce (regardez en dessous si vous ne me croyez pas), on s'attend à en voir plein (mais si, dans la b-a on voit Adrien Brody se faire viser par une multitude de lasers de flingues Predators...). Et ben pas de panique, on verra à tout casser 4 predators. Une des scènes du film croit même bon d'officialiser le truc en expliquant très sérieusement que les Predators ne chassent que par 3. Ben tiens, c'est plus économique...

Bon, la suite du film est très osée, puisqu'on y voit les personnages se faire dézinguer un par un, dont un avec un arrachage de colonne vertébrale du plus bel effet.

Vous l'aurez compris, le scénario tient sur 10 lignes. Plus grave, les personnages sont caricaturaux à l'extrême. A tel point que dès le début du film, on sait qui va survivre et qui va y rester.

Et puis il y a le cas Topher Grace. Vous savez, celui qui bousillait déjà l'apparition de Venom dans "SpiderMan 3"? Et bien il parvient à être encore plus mauvais dans "Predators". Déjà, il est médecin. On y croit vachement... Il ne suffit pas me mettre une paire de binocles à un acteur pour nous faire croire que son personnage est docteur, malheureusement. Puis on se dit: mais qu'est-ce qu'il fout là, parmi les autres qui sont tous des gros balèses surarmés? Autrement dit, on se doute déjà que c'est un traître. La suite du film nous donne raison, avant de nous faire hurler de rire quand il explique les motivations de sa "traîtrise"... En fait, le pauvre loulou se sent mieux sur la planète des Predators, et il veut y rester, en compagnie de ses amis les Predators... Tu parles, ces derniers se foutent royalement de lui, et n'hésiteront pas à lui latter la tronche comme il le mérite. Cerise sur le gâteau: il faut voir Topher Grace révéler sa traitrise, avec le regard noir digne de... de... euh... Alexis Carrington de "Dynastie" ("Je t'aurai, Krystle, je t'aurai!") ou, à la rigueur, de Diana de "V" ("Je t'aurai, Donovan, je t'aurai!").

Enfin, la fin du film est bien entendu ouverte, puisque le film est déjà destiné à avoir une suite. Suite, qui, espérons-le, nous en montrera un peu plus sur les Predators. C'est quand même un comble que le film se déroule sur leur planète, et que tout ce qu'on apprend sur eux, c'est qu'ils chassent par 3!

Ceci dit, au niveau visuel, le film est intéressant. Et, malgré tous ses défauts, il se laisse regarder sans trop d'ennui. D'autre part, il est bien meilleur que les 2 "Aliens Vs. Predators", ce qui n'est pas bien difficile, me direz-vous...

En tout cas, ces 9,70 euros me restent quand même en travers du gosier. Et après on s'étonne que ça télécharge dans tous les coins... (pas moi, hein! J'ai rien fait, M'sieur Hadopi!).

Moralité: le cinéma d'auteur n'est plus ce qu'il était...

Predafiou

 

 

21:44 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : predator, predators

lundi, 05 octobre 2009

Séquence émotion...

disney.jpgPluie, vent, froid... je pense qu'on peut officiellement annoncer que l'été est bel et bien terminé... Bonjour l'automne! Mais, tu sais, Automne, que tu te ramènes avec du "moins zéro", passe encore, mais que tu nous mouilles avec ta vilaine pluie, je dis non! Et si c'est pour nous sécher plus vite que tu nous fais souffler le vent, dis-toi que ça ne sert à rien si tu n'arrêtes pas la pluie...

Ce temps pour le moins espiègle m'a donné envie de me mettre du baume au coeur. Et, pour ce faire, rien de tel qu'un petit best-of Disney! C'est donc parti pour:

LES MOMENTS LES PLUS TRISTES DES FILMS DISNEY!

Bon, c'est dans le désordre hein... Je n'ai pas la prétention de vous imposer un classement, car moi, monsieur, je n'ai pas la science infuse. Non, la mienne est plutôt diffuse, voyez?

Pour démarrer, commençons avec du lourd, puisque ce best-of ne saurait être digne de ce nom sans

- moment n°1: la mort de Mufasa dans "Le Roi Lion". Scène déchirante, durant laquelle le pauvre petit Simba voit son courageux père se faire piétiner lamentablement par un troupeau de zébus en furie. Le moins que l'on puisse dire, c'est que ce Scar, c'était un bel enfoiré! Pour parler plus sérieusement, c'est probablement l'une des scènes les plus dramatiques et cruelles de l'univers Disney.

- moment n°2: la chanson "Nourrir les p'tits oiseaux", dans "Mary Poppins". Non pas que ce moment soit particulièrement triste (Mary Poppins chante une berceuse pour endormir les enfants), mais la mélancolie qui se dégage de cette douce chanson fait toujours son petite effet! Pour beaucoup, l'une des plus belles chansons Disney...

- moment n°3: on m'en voudrait probablement de passer sous silence la scène qui a traumatisé plusieurs générations de spectateurs, à savoir, la mort de la maman de Bambi, dans le film du même nom! Pauvre biche, tuée par de vils sagouins de chasseurs! C'est rigolo, parce que sur Youtube, cette vidéo donne lieu, dans les commentaires, à un débat complètement stérile sur la chasse. Le genre de débat sans fin qui ne mettra jamais personne d'accord... En ce qui concerne la scène en elle-même, elle fait écho à celle de la mort de Mufasa dans "Le Roi Lion", même si la mort de la biche est encore plus "hors-champ" que celle du lion. Mais la détresse du faon, comme celle du lionceau, elle, est bien palpable... Boule dans la gorge...

- moment n°4: l'abandon du renardeau Rox par la Veuve Tartine, dans "Rox et Rouky". La veuve Tartine, consciente que la place d'un renard est dans la nature, se voit contrainte d'abandonner dans la forêt l'animal qu'elle a élevé... Scène émouvante s'il en est, je mets au défi quiconque de rester de marbre en regardant ce passage. A moins d'avoir un coeur de pierre...

- moment n°5: la chanson "Quand elle m'aimait", dans "Toy Story 2". Jessie, la cow-girl qui tape dans l'oeil de Woody, est un personnage tellement positif, énergique et drôle, qu'on est tout surpris lorsqu'elle raconte comment elle a été abandonnée par une petite fille qui a fini par grandir... Ah, pour ceux qui ne comprennent rien à ce que j'écris, Jessie est un jouet! Belle chanson en tout cas...

- moment n°6: On reste dans le Pixar-Disney, avec la fin de "Monstres et Compagnie", lorsque Bob et Sully sont bien obligés de renvoyer Bouh dans le monde des humains... Même si la dernière image suggère que Bouh et Sully se revoient, le tout est empreint d'une grande mélancolie, qui prend à la gorge (pour ma part en tout cas...). Y a pas à dire, les gars de chez Pixar sont doués pour faire rire, comme pour émouvoir...

- moment n°7: la maman de Dumbo emprisonnée... dans "Dumbo". Ne me dites pas que vous restez insensibles aux larmes de l'éléphanteau et face aux barreaux qui le séparent de sa maman! Et puis la chanson peut tirer les larmes, aussi!

Et ben après ça, l'Automne peut toujours venir frapper à notre porte, comme dirait Evelyne Dheliat!

Mafiou, trop sentimental?

 
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