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mercredi, 06 mai 2009

L'antre maudite du Comte Draculifiou - part 6

Et bien je recommence cet article, puisque le drame prévisible du "teneur de blog" est finalement arrivé: alors que j'arrivais à la fin de mon article, impossible d'enregistrer, et retour à la page d'accueil... donc note perdue! NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO!

dragon-ball-evolution-film.jpgEn plus, c'eut été dommage, une partie de mon article est consacrée à un chef d'oeuvre impérissable du cinéma fantastique, j'ai nommé le merveilleux "Dragon Ball Evolution"... Et oui, parce que, pour une fois, je ne vais pas vous parler de films d'horreur! Encore que... d'un certain point de vue, Dragon Ball Evolution peut être considéré comme un film d'horreurS: le scénario, les effets spéciaux et les acteurs sont vraiment horriiiiiiiiiiiibles!

Je m'explique: Pour ceux qui ne connaissent pas, Dragon Ball, au départ, est un manga adapté en dessin-animé dans les années 80, qui raconte les aventures d'un petit garçon d'origine extra-terrestre, à la force sur-humaine, et qui recherche les 7 boules de cristal, magiques puisqu'une fois réunies, elles permettent d'exaucer n'importe quel voeu. Récit d'aventures, d'initatition et de combats, ce dessin-animé a bercé l'enfance de toute une génération (dont je fais partie). Autant dire que le film sorti récemment était attendu par des milliers et des milliers de fans de la génération Dorothée! La révolte des spectateurs qui l'ont découvert à partir du 1er avril (la date de sortie du film était un signe!) n'en est que plus grande et, pour tout dire, légitime!

Le synopsis: Dans les temps anciens, 7 sages créèrent les 7 boules de cristal pour protéger la Terre de Piccolo, un invincible guerrier qui a failli éradiquer la race humaine... De nos jours, le terrible (et méconnaissable par rapport au manga...) Piccolo fait son non moins terrible retour, et seul San Goku, jeune homme qui va au lycée en vélo (!) et se bagarre bêtement avec ses camarades comme dans une mauvaise série pour ado (!!), semble capable de l'arrêter. Et oui, car le destin de San Goku est mystérieusement (mais alors très mystérieusement!!!) lié aux 7 boules de cristal...

piccolo7.jpg

Pfff... par où commencer... Le film reprend (très, mais alors très!) globalement l'histoire de la série animée, qui se terminait d'ailleurs par le combat contre Piccolo. Le truc, c'est que la série mettait plus de 150 épisodes pour en arriver là. Le film, lui, dure 1h30. Vous voyez ce que ça veut dire? Bref... Tout est nul dans ce film: les acteurs sont d'une neutralité confondante, le scénario tient sur un timbre-poste, les effets spéciaux sont d'une laideur repoussante... J'en rajoute? Sur Internet et dans les magazines, le film est unanimement massacré par la critique et par le public. A juste titre. Au rayon aberration, on peut citer: le look de Piccolo, l'origine des boules de cristal, la transformation de San Goku en Grand Singe (oui, elle a lieu, mais ce singe, en plus d'être rikiki, est à la solde de Piccolo! N'importe quoi!), la jeunesse "retrouvée" de Tortue Géniale (adieu la barbe et la carapace de tortue, bonjour le cabotinage ridicule de Chow-Yun-Fat), la transparence des personnages de Bulma, Yamcha et Chi-Chi (indigne des personnages du manga), la facilité déconcertante avec laquelle San Goku retrouve les boules de cristal (qui devaient probablement être dispersées dans un rayon de 5 km...) et le souhait ridicule énoncé par San Goku à la fin du film (J'ai le choix entre la paix dans le monde, ou la résurrection d'un gars que je connais depuis 2 jours... qu'est ce que je choisis?), le célèbre et attendu Kaméhaméha sert à éteindre des bougies, et le rayon d'énergie de Piccolo n'a plus la forme si caractéristique qu'il avait dans le manga... A "sauver", si on peut dire: Tortue Géniale (ou Maître Roshi, plutôt...) a toujours les mains baladeuses et planquent des magazines coquins... Et... c'est tout.

Moi, j'ai découvert cette bouse filmique grâce à mon ami I. Mulle, et quelque part c'est tant miaux, car ça m'aurait ennuyé de dépenser de l'argent pour aller voir cette chose! En tout cas, vous voilà prévenus! Car, même si vous ne connaissez pas du tout l'univers de Dragon Ball, dites vous qu'en plus d'être une mauvaise adaptation, c'est aussi un très mauvais film fantastique!

x-men-origins-wolverine-poster.jpgContinuons sur le chemin des adaptations de bande-dessinée au cinéma, et parlons de "X-Men Origins: Wolverine". Alors, celui-là, je l'ai découvert de la manière la plus légale qui soit: en salle, à tarif réduit certes (ben oui, je truste les salles de ciné le matin, car y a moins de monde et  c'est moins cher!), mais j'ai bien payé ma place! Et je ne le regrette pas, car j'ai passé un bon moment!

C'est sûr, ce n'est pas le chef d'oeuvre du siècle. C'est sûr, les 2 premiers X-Men étaient mieux. C'est sûr, le film n'est pas tout à fait respectueux de l'univers  des X-Men, et de l'origine de Wolverine en particulier. C'est sûr, il y a des facilités et des aberrations scénaristiques (à ce titre, vous pouvez aller sur allociné, et sur les forums du film, certains internautes ont dressé la liste de toutes les incohérences et erreurs du film, et on arrive vite à 100, en fait!). Mais pourquoi bouder son plaisir? Hugh Jackman, qui reprend son rôle de Wolverine/Logan/James/Weapon X/... est toujours aussi à l'aise. Les effets spéciaux, dans l'ensemble, en mettent plein la vue. Les combats ne sont pas archi-découpés et restent donc lisibles la plupart du temps. Et l'apparition de certains mutants est réjouissante. Ce dernier point est l'un de ceux qui soulèvent le plus de critiques. Gambit, Le Blob, Cyclope, Silver Fox, La Reine Blanche, DeadPool, et bien sûr Dents-de-Sabre (très différent de celui du 1er film, mais tout aussi bien...)... Tous ces mutants étaient attendus par les fans, et on peut effectivement regretter le sort qui est réservé à certains d'entre eux, de même qu'une certaine "artificialité" de leur présence. Toujours est-il qu'on est bien content de les voir mis en scène, et la démonstration de leurs pouvoirs est souvent bien amenée.

En bref, si on n'est pas trop exigeant en terme de cohérence scénaristique, et si on n'est pas un fan hardcore de l'univers X-Men, le film est très plaisant, et sa vision sur grand écran est justifiée!

xmen_origins_wolverine15.jpg

Comme quoi, tout n'est pas négatif dans cet article, vous ne trouvez pas?

Comte Draculifiou, qui, promis, va quand même se remettre aux films d'horreur!

samedi, 25 avril 2009

L'antre maudite du Comte Draculifiou - part 5

Bon ben vous allez sérieusement vous demander si ce sacré Comte Draculifiou n'a pas une case en moins à toujours regarder des films horribles... Mais que voulez-vous, on ne se refait pas! Aujourd'hui, bande de lombrics gluants, je vais vous refaire le coup de "Vendredi 13". A savoir comparer 2 films: l'original et son remake. Et, je vous le donne Emile, c'est "La dernière maison sur la gauche"(dont le remake vient de sortir sur nos écrans franchouillards) qui va avoir  les honneurs de l'article d'aujourd'hui.

Commençons par le commencement...

1960: Ingmar Bergman réalise "La Source", un film racontant le viol d'une jeune fille par deux bergers, et la vengeance des parents de la jeune fille, chez qui les 2 violeurs ont trouvé refuge.

derniere-maison-sur-la-gauche.jpg1972: Wes Craven (qui réalisera plus tard "La colline a  des yeux", "Les griffes de la nuit", "Scream" et autres joyeusetés plus ou moins réussies...) réalise un remake actualisé du film d'Ingmar Bergman, et l'intitule "The last house on the left". Dès le départ, le film annonce la couleur en affirmant être inspiré d'une histoire vécue. L'histoire, bien que resituée dans les années 70, reprend les grandes lignes de celle d'Ingmar Bergman. Mari et son amie Phyllis, à la recherche de marijuana, sont enlevées par une bande de voyous dégénérés menée par le terrifiant Krug (rien que son nom est tout un programme...). Les 4 psychopathes vont faire subir les pires outrages aux pauvres jeunes filles, en les battant et les violant avant de les assassiner. Puis ils trouvent refuge chez un couple, sans se douter un instant que ce sont les parents de Mari. Quand les parents découvrent ce que les tarés ont fait à leur fille, ils décident de se venger de la manière la plus barbare qui soit...

Bon, il faut dire que rien que ce résumé du film a de quoi révulser. Le film ne trompe pas sur la marchandise: les scènes de torture des jeunes filles sont parfois insoutenables, et la vengeance des parents est d'une barbarie certes libératrice et défoulante (les psychopathes sont vraiment détestables) mais aussi d'une violence inouïe: électrocution, gorge tranchée, découpage à la tronçonneuse, et on a même droit à un sexe tranché d'un coup de dent! Lors de sa sortie, ce film a donc logiquement provoqué un scandale, et il fut même interdit pendant 30 ans en Grande-Bretagne. En regard des films d'aujourd'hui, il faut pourtant bien admettre qu'il ne montre pas forcément grand chose: le découpage à la tronçonneuse est hors-champ (on ne voit que le résultat) et il en est de même pour la castration "à la bouche". Mais Wes Craven est très doué pour installer une ambiance malsaine et terrifiante. Le film a un côté réaliste accentué par une réalisation approximative et un casting de tronches pas possibles... Et, bien entendu, le sujet du film lui-même est révoltant. En bref, on peut être rebuté par l'aspect "brouillon" de ce premier film, par l'interprétation parfois douteuse de certains acteurs, et par le côté "gratuit" de toute cette violence. Mais le film ne peut pas laisser indifférent.

lasthouse.jpg

 Mais quel message peut bien vouloir délivrer Wes Craven avec ce genre de film? On est en droit de se poser la question, et je me la pose encore, il faut bien le dire. Tout juste sait-on que le réalisateur veut montrer l'un des côtés sombres de l'âme humaine: le fait que des victimes puissent devenir aussi barbares que leurs bourreaux. Quelques années plus tard, Wes Craven remettra le couvert avec "La colline a des yeux", à la thématique quasi-similaire, puisque ce second film raconte la vengeance d'une famille décimée par une bande de sauvages habitant dans les montagnes. Là encore, on a affaire à une histoire de vengeance des victimes, devenant pour l'occasion aussi violentes que leurs tortionnaires. "La colline a des yeux", qui clame également être inspirée de faits réels, provoquera aussi un scandale et sera longtemps censurée dans certains pays. Et le film sera également remaké (brillament d'ailleurs) par le frenchy Alexandre Aja.

la-derniere-maison-sur-la-gauche.jpgJustement, en parlant de remake, qu'en est-il de celui de "La dernière maison sur la gauche"? Supervisé par Wes Craven himself, il est réalisé par Denis Iliadis, dont c'est le 2ème film. Contrairement à l'original, le film est interprété par des acteurs connus, dont Tony Goldwyn (le méchant de "Ghost", c'était lui), Monica Potter (vue dans "Les Ailes de l'enfer" et "Saw", entre autres) et surtout Garret Dillahunt, qui interprète aussi en ce moment le terrible Cromartie, vilain Terminator des "Sarah Connor Chronicles" (une série qui vaut mieux que sa réputation!). Autre différence notable: la réalisation n'a rien d'amateur, et la photographie du film installe une ambiance poisseuse et inquiétante qui contrebalance le côté "net" de la réalisation. L'interprétation est au diapason, avec une mention particulière pour les 2 actrices qui jouent les jeunes filles agressées par Krug et sa bande. Pour une fois, on n'a pas affaire à des bécasses écervelées. Ici, les victimes se rebiffent, répondent par la voix et les poings à leurs tortionnaires, et, même si ça causera leur perte, ça fait quand même du bien de voir des victimes réagissant de manière moins bêtifiante qu'à l'accoutumée. Le film n'est donc pas un remake plan par plan de l'original. Sur certains points, Denis Iliadis s'éloigne même carrément de son modèle. Ainsi, les 2 jeunes filles ont plus de répondant face à leurs agresseurs. Le plus jeune des agresseurs (qui dans l'original sympathisait de manière ambigue avec l'une des jeunes filles mais finissait suicidé d'une balle dans la tête) montre clairement qu'il est du côté des jeunes filles, puis des parents (et il connaîtra une destinée différente de celle de son modèle, du coup...). Dans l'original, il était clair que les parents mettaient en place une implacable vengeance contre les psychopathes, avec installation de pièges bien pensés censés venir à bout de ceux-ci. Dans ce remake, cet aspect est moins clair. On a plus l'impression que les parents veulent échapper à Krug et sa bande, même s'il faut pour cela en arriver à devenir aussi violent qu'eux. Leur vengeance prend plus l'aspect d'une "légitime défense", ce qui n'était pas forcément le cas dans la 1ère version. Niveau violence, même si on n'a pas droit à la fameuse scène du sexe tranché, le film va loin. Très sanguinolente, la violence y est parfois viscérale, et on a même droit à une main réduite en charpie dans une broyeuse ainsi qu'à une tête explosée dans un micro-onde... Miam... Quant au supplice des jeunes filles, il est aussi insupportable que dans le 1er film. Vous voilà prévenus!

Des différences, il y en a encore, la plus notable concernant la fin du film, qui fera probablement bondir les fans de la 1ère version. Question de goût... Mais, au moins, ce remake se termine de manière moins abrupte que son modèle...

lasthouse2.jpg

Bilan final: j'ai préféré le remake à l'original, mais uniquement car la réalisation et l'interprétation sont un cran au-dessus. Les deux films méritent pourtant d'être vus, même si on peut tout à fait comprendre que certains soient révoltés par cet étalage de violence morale et physique. A chacun d'en faire sa propre interprétation, sans oublier que ce ne sont "que des films", et des films d'horreur qui se revendiquent comme tels...

Comte Draculifiou, qui habite le 6ème appartement sur la gauche...

dimanche, 29 mars 2009

Ponyo sur la falaise...

Ponyo-sur-la-falaise.jpgLe 8 avril prochain sort sur nos écrans "Ponyo sur la falaise", le dernier dessin animé de Hayao Miyazaki, des studios Ghibli, déjà à l'origine des fabuleux "Princesse Mononoke" et "Le voyage de Chihiro".

"Ponyo sur la falaise", qui s'adresse avant tout aux jeunes enfants (ce qui n'était pas forcément le cas de "Princesse Mononoke",et même du "Voyage de Chihiro"...), raconte l'histoire de l'amitié qui lie Sosuke, un petit garçon qui vit sur une falaise, avec Ponyo, une petite fille poisson rouge, qui cherche à échapper aux maléfices de son sorcier de père. Comme d'habitude dans les Miyazaki, ce dessin-animé traitera des thèmes de l'enfance, de l'amitié et de l'écologie. Et, comme d'habitude avec les Miyazaki, on se ruera dans les salles pour le voir!

Pour fêter l'événement, je vous propose:

- un extrait d'un concert de Joe Hisaishi, le compositeur des merveilleuses musiques que l'on entend dans les dessins-animés de Miyazaki. Dans l'extrait proposé, il interprète l'une des plus belles musiques du "Voyage de Chihiro".

- la bande annonce du "Voyage de Chihiro", justement. Probablement le meilleur Miyazaki, en tout cas celui que je préfère. Je l'ai découvert en salle il y a quelques années (en compagnie de Stitch d'ailleurs), et on était ressorti de la salle complètement sous le charme... Pour dire, les nombreux marmots (pour certains très jeunes) présents dans la salle étaient tellement absorbés par le dessin-animé qu'on ne les a pas entendus de toute la séance (2 heures de film tout de même!). Si ça c'est pas le signe d'un grand film...

- et la bande annonce de "Ponyo sur la falaise", bien sûr!

dimanche, 22 mars 2009

L'antre maudite du Comte Draculifiou - part 4

Bienvenue, les momies nauséabondes! Je vois qu'on est attiré par l'odeur du sang et de la tripaille? Et bien vous allez être servis! Vous voulez du bon gros slasher des familles? Je vous en offre, en tout bien tout horreur!

Aujourd'hui:

coldprey1.jpgCold Prey, ou plutôt Fritt Vilt, puisque ce film d'horreur, dans la plus pure tradition du slasher style "Vendredi 13", est d'origine norvégienne. Fait assez rare pour être signalé, vous en conviendrez!

Bon, alors qu'est-ce qu'on a avec ce film? Plutôt bien accueilli par la critique et le public au dernier festival du film fantastique de Gerardmer, on est donc face à un film dans lequel des jeunes crétins vont se faire décimer un par un par un psychopathe dégénéré. Vous réprimez un baillement poli? Je vous comprends...

Synopsis: Le début du film nous montre un pauvre garçonnet poursuivi par on ne sait qui. Quelques minutes plus tard, le pauvre garçonnet est enterré vivant sous la neige par ce "on ne sait qui". Du moins le croit-on... 30 ans plus tard, une bande de jeunes adultes à priori peu intéressants désirent faire du ski hors piste en pleine montagne. Là, ça démarre plutôt mal, parce que dans la voiture qui les mène à l'endroit "promis", ça discute de sujets creux, ça se pourlèche ostensiblement, et ça rigole bêtement... En bref, absolument rien de neuf au pays du slasher. La suite n'est pas plus rassurante: l'un des jeunes cons qui veut faire le malin sur son snowboard se pète la jambe (oui, comme dans "The Descent", avec l'os qui ressort et tout... frissons épidermiques garantis!), et voilà tout le groupe qui se réfugie dans un vieil hôtel miteux, sale, isolé et abandonné (ben oui, on est dans un film d'horreur, ils n'allaient pas finir au Ritz...). Là, ils vont être les victimes d'un vilain serial-killer habillé comme un yeti, qui va les charcuter un à un...

coldprey2.jpg

Bon, niveau originalité, faudra repasser... Pourtant bien accueilli par la presse (dont "Mad Movies", pourtant souvent impitoyable), ce film ne propose rien de bien neuf, et ne renouvelle absolument pas le genre... Pour preuve, dès les 1ères minutes, ça sent le cliché: les jeunes blaireaux se séparent dans l'hôtel, qui n'a pourtant rien de rassurant, ils font les marioles (style "même pas peur, hé!"), s'amusent à se faire peur bêtement ( "bouh! je suis derrière toi! hihihi!") et ne s'inquiètent pas du tout de voir certains détails bizarres ("tiens, la hache a disparu, hihihi!", "tiens, il y a du sang ici, hihihi!", "tiens, cette chambre a brûlé! hihihi!",...). On a droit à l'habituelle panoplie quasi-complète des effets de peur (bruits inquiétants, portes qui claquent, ombre qui passe furtivement dans le champ de la caméra, ne manque plus que le chat noir qui bondit d'un coup sur la table...). Et, lorsque le 1er meurtre arrive au bout de 40 minutes de film, on croit sortir de notre torpeur (il est quand même bien brutal), mais l'effet retombe comme un soufflet trop cuit, le 1er meurtre étant malheureusement le plus horrible... Les suivants ne seront pas aussi graphiques... Quant aux motivations du tueur (dont on devine l'identité dès le début du film si on est un tant soit peu concentré...), elles sont tout juste survolées dans un misérable flash-back à la fin du film...

Est-ce que, pour autant, tout est bon à jeter dans ce film? Non heureusement. De l'originalité, on peut tout de même en trouver:

- ce film, comme je l'ai déjà dit, est norvégien. Ce n'est pas si courant pour un film d'horreur. Mais ça ne suffit pas à faire un bon film...

- le film se déroule en pleine montagne (décor inhabituel pour un slasher), ce qui renforce l'impression d'isolement... A signaler: une bonne partie du film se déroule en plein jour, et, ça aussi, c'est peu fréquent dans ce type de film.

- on découvre grâce à ce film des standards musicaux norvégiens des années 70... bon, faut être honnête, ne pas les découvrir ne m'aurait pas empêcher de dormir, en fait... mais un peu de culture européenne ne fait pas mal.

- les héros du film ne couchent pas, mais ils meurent quand même!!! Et voilà une règle sacrée du slasher complètement renversée! Fallait oser! Bon, ceci dit, ils ne couchent peut-être pas, mais ils boivent de l'alcool et s'embrassent goulument. Ils méritent donc quand même un peu de mourir, non?

- enfin, Norvège oblige, les héros ont des prénoms à coucher dehors, ce qui surprend quand même un peu lorsqu'on les entend pour la première fois. Du coup, des phrases comme "Oh, Morten, on va tous mourir", ou "Oh mon dieu, Ingunn a disparu", ou encore "Non, ne va pas par là Mikal!", perdent un peu de leur puissance dramatique.

coldprey3.jpg

En bref, "Cold Prey", ça se laisse voir, mais vraiment rien de plus... Gros succès en Norvège, le film a une suite, étonnament intitulée "Cold Prey 2", ou plutôt "Fritt Vilt 2", qui se déroule juste après la fin du 1er film, et qui raconte le combat dans un hôpital entre la seule survivante du 1er film et le terrible serial-killer. Oui, les connaisseurs auront remarqué que ça ressemble furieusement à "Halloween 2"... Ce qui n'est pas forcément un compliment...

Comte Draculifiou, fridë bidehü!!!

 

mardi, 10 mars 2009

L'antre maudite du Comte Draculifiou - part 3

martyrs.jpgBonsoir,les vermisseaux écorchés! Je vois que vous ne craignez pas de lire ma chronique sanguinolente de films terribles! Mal vous en prend! Car aujourd'hui, je vais vous parler de:

Martyrs, un film de Pascal Laugier (déjà réalisateur de "Saint-Ange"), avec Morjana Alaoui et Mylène Jampanoï. Là, on est devant ce qu'on peut appeler "un cas". De l'horreur à la française... ce n'est pas une première, si on se rappelle des récents "A l'intérieur", "Frontière(s)", "Haute tension" ou même du remake frenchy (et très réussi) de "La colline a des yeux". Du coup, on sait que, quand les Français font de l'horreur, ils ne font pas dans la demi-mesure. Et "Martyrs" ne déroge pas à la règle. Violent? Le film l'est. Sanglant? Pas qu'un peu. Dérangeant? Assurément. Mais les films précités l'étaient également, à des degrés divers.

Ce qui fait de "Martyrs" un cas, c'est sa plongée dans l'extrême, et les sentiments que le film peut créer chez le spectateur. Il a d'ailleurs échappé de peu à l'interdiction aux moins de 18 ans, ce qui aurait signé l'arrêt de mort du film. Il a, à la palce, écopé d'un "interdit aux moins de 16 ans, avec avertissement".

Synopsis: impossible de résumer le film sans en révéler les tenants et aboutissants. Je me contenterai donc de résumer le début. Lucie, alors enfant, parvient à échapper à des adultes qui, visiblement, lui ont fait subir mille sévices. Recueillie dans un foyer pour enfants, et traumatisée par ce qu'elle a subi, elle réussit cependant à se lier d'amitié avec Anna, une autre enfant du foyer. 15 ans plus tard, Lucie retrouve la trace de ses tortionnaires, et se rend dans leur maison pour se venger, bientôt rejointe par Anna...

Ca, ce n'est que le point de départ du métrage. Le thème du film n'est en fait pas la vengeance, le titre est là pour nous le rappeler. A partir du moment où les 2 jeunes filles vont arriver dans la maison des bourreaux, va commencer un déluge de violence, de tortures, d'humiliations, pour la plupart difficilement supportables. Et cela ne va pas concerner que la vengeance de Lucie...

martyrs2008_5.jpg

Le film a, la plupart du temps, été encensé par la critique, pour sa profondeur et la réflexion qu'il engendre. Pour ma part, je suis ressorti de ce film sans savoir qu'en penser... Je ne peux pas dire que j'ai aimé, mais je ne peux pas dire le contraire non plus. J'ai passé tout le film à me demander "pourquoi?". Pourquoi montrer ça? Où le rélisateur veut-il en venir avec cet étalage de violence très graphique? Et quand est venue la réponse, vers la fin du film, je n'ai pas été plus avancé, en fait... Si ce n'est que je me suis dit que, tout bien pesé, la violence montrée n'était pas si gratuite que ça.

Il est rare se finir le visionnage d'un film en étant sonné, perdu, sans savoir juger ce qu'on vient de voir. Rien que pour ça, le film de Pascal Laugier mérite d'être vu. Une chose est certaine: il ne laisse pas indifférent.

Comte Draculifiou???????

 

jeudi, 05 mars 2009

L'antre maudite du Comte Draculifiou - part 2

horreur.jpgBonsoir, les asticots zombifiés!

Certains d'entre vous n'ont pas saisi la subtilité de mon allusion au sketch de Bigard lors de la part 1 de "l'antre maudite de moi-même".

Ne me remerciez donc pas si je vous propose l'intégralité ce sketch d'une vérité confondante, et non moins drôle.

Amusez-vous bien, les loups-garous vampirisés dans l'allégresse de l'horribleté!

Comte Draculifiou, ravi que le soleil se couche à 14h30!

mardi, 03 mars 2009

L'antre maudite du Comte Draculifiou - part 1

chateauhanté.gifBonjour, les chauve-souris ensanglantées! Et bienvenue dans le château hanté du Comte Draculifiou!

Ben oui,quoi! Après tout, le lundi, cette espèce de dindon niais de Père Mafiou vous fait pisser de rire avec ses contes ridicules. Moi, je vous propose de vous faire chier de peur avec mes chroniques de films d'horreur! Hin hin hin!!!! Etes-vous prêts à claquer des fesses? Alors entrez dans ma demeure putréfiée!!!

Commençons par parler d'un film que Lord I. Mulle m'a ramené hier: The Strangers, film du méconnu Brian Bertino avec Liv Tyler (Arwen dans le "Seigneur des Anneaux") et Scott Speedman (vu dans "Underworld" et la série "Felicity").

poster_strangers.jpgLe synopsis: Kirsten et James, un jeune couple au bord de la rupture (autant dire que ça ne sent pas la gaudriole dès le début du film...), se rend dans leur maison de vacances, isolée dans une forêt lointaine et lugubre (ben oui, on est dans un film d'horreur je vous rappelle). Là, après une légère discussion philosophico-chiante sur l'état de leur relation, une bande d'individus masqués commencent à les terroriser. Tout cela commence par des coups à la porte, aux fenêtres, des bruits bizarres à l'extérieur, des jets de pierres sur les vitres... Puis la nuit bascule dans l'angoisse et l'horreur brutale lorsque les voyous parviennent à pénétrer dans la maison...

On se retrouve avec ce film devant un énième survival (ces fameux films dans lesquels des pauvres individus comme vous et moi, mais surtout comme vous en fait..., se font sauvagement agresser par des psychopathes dégénérés, et le plus souvent en pleine nature). On pourrait craindre un manque absolu d'originalité (ce qui est un peu le cas quand même...) mais le film remplit correctement son office, c'est à dire bien stresser le spectateur. Tout du moins pendant les 3 premiers quarts du film... Parce que le gros souci de ce métrage, c'est sa fin. Je m'explique: dans les survivals, en règle générale, il y a toujours une première partie "Psychopathe qui torture ses victimes". C'est évidemment le cas dans ce film, et c'est rondement mené. Puis, normalement, il y a une deuxième partie "Les victimes se rebiffent et vont en faire baver à leurs bourreaux", ce qui permet aux spectateurs de prendre eux-mêmes aussi, d'une certaine manière, leur revanche face aux émotions souvent intenses de la 1ère partie. Et bien, cette 2ème partie est quasiment absente de "The Strangers". Les 2 pauvres victimes le resteront jusqu'à la fin du film... Du coup, on a un peu l'impression que le film nous laisse sur notre faim, et ce n'est pas très agréable.

the_strangers_movie1.jpg

De plus, le réalisateur, et le scénariste, ont fait le choix de ne jamais montrer les visages des agresseurs (on sait juste qu'il s'agit de 2 femmes et d'un homme). Et on ne sait rien des motivations qui les poussent à torturer le jeune couple. Tout juste diront-ils aux malheureuses victimes à la fin du film qu'ils font ça parce qu'ils sont venus "chez eux" (argument très léger, et erroné puisque la maison appartient bien au jeune couple). Et là on comprend que les "étrangers" du titre ne sont pas les 3 psychopathes, mais en fait les 2 ex-tourtereaux... Ces 2 choses passées sous un relatif silence sont la force du film pendant ses 3 premiers quarts, mais aussi sa principale faiblesse sur la fin... Verdict: un film à voir, mais qui ne restera pas gravé dans les mémoires. A noter: une suite est déjà en préparation.

2007_A_l_interieur.jpgPoursuivons avec un autre survival, complètement français et complètement déviant: "A l'intérieur", film de Julien Maury et Alexandre Bustillo, avec Béatrice Dalle et Alyson Paradis.

Le synopsis: Sarah, enceinte jusqu'aux dents, s'apprête à passer le réveillon de Noël toute seule, puisque son mari est mort peu avant dans un accident de voiture bien sanglant comme il faut. Là encore, on est sûr de ne pas se retrouver devant "Les Charlots font l'Espagne"... Bref. La jeune femme pense pouvoir passer une soirée bien peinarde (malgré son accouchement prévu pour le lendemain...). Mais c'est sans compter sur "la femme", une mystérieuse inconnue qui va terroriser Sarah toute la nuit avec un seul et unique but: lui prendre son bébé.

Là encore, on est dans le survival pur jus (dans tous les sens du terme, d'ailleurs). Une pauvre victime, une malade mentale ultra-violente, de la torture et du sang qui éclabousse, et la révolte tant attendue de la victime. Franchement, pour supporter ce film, il faut avoir le coeur bien accroché et, surtout, ne pas manger en le regardant... J'ai rarement vu un film d'horreur aussi violent et sanguinolent. Déjà, rien que la base du film est difficilement supportable (une femme enceinte violentée, ça retourne les sangs!), mais son traitement visuel l'est encore moins!

Béatrice Dalle est absolument glaçante, particulièrement face à la fragilité d'Alyson Paradis. Le sang coule abondamment. Les références cinématographiques à d'autres films de genre sont nombreuses. Quant à la fin du film...

alinterieurhaut.jpg

En résumé, ce film est à voir absolument! Mais il n'est pas à mettre devant tous les yeux, paradoxalement! En outre, je tiens à préciser que ce n'est pas Darth I. Mulle qui me l'a donné, ce film! Non non! Je l'ai acheté moi-même, avec mes sesterces, quand le DVD est sorti, de la manière la plus légale qui soit! Et je ne regrette pas mon achat! (même si je n'ai toujours pas réussi à le visionner une seconde fois...).

C'est tout pour cette nuit, les araignées démoniaquement poilues! A la semaine prochaine, pour d'autres chroniques à l'essence de zombies!

Comte Draculifiou, content d'être "à l'extérieur".

mardi, 24 février 2009

Crystal Lake ou Eden Lake?

eden_lake2.jpgCe week-end, y a mon grand ami, I. Mulle, qui est venu chez moi avec les bras chargés de films. C'est ainsi que j'ai pu rattrapper mon retard en films à gros budget et en films d'horreur. J'ai même consenti à visionner "I am legend", avec Will Smith, et c'est pas mal du tout en fait. Bref.

Ce qui nous intéresse aujourd'hui, c'est un combat inégal. Le combat du "bien" contre le "pas bien". Le combat du "Série B" contre le "Série Z". Le combat du "Repassez quand vous voulez" contre le "Reste chez toi, tu rendras service à tout le monde".

eden_lake1.jpgAlors, à ma gauche, vous avez tout d'abord le dénommé "Eden Lake". C'est un petit film horrifique, dans lequel un jeune couple décide de passer un week-end au bord d'un lac soit-disant joli (le lac Eden du titre). Sur les lieux, ils se font emmerder par une bande de jeunes cons, qui disent plein de gros mots, fument, boivent, mettent la musique trop fort et ont un chien baveux et pas gentil. Sur ce, le gars se lève et va leur dire gentiment (si si c'est vrai, il l'a dit gentiment!) de faire moins de bruit. Sa dulcinée a beau lui dire: "Mais non, mamour, c'est pas grave, on va aller ailleurs", le gars refuse de partir ("On va pas se laisser emmerder par des ados malotrus, non mais sans blague!"). Tout ceci dégénère, et le chien de la bande de voyous se fait accidentellement tuer par le gars. J'ai bien dit "accidentellement", et de toute façon ces jeunes cons étaient vraiment cons, et le chien n'était ni gentil, ni mignon.

A partir de ce moment, les ados (déjà pas bien nets...) pètent vraiment un câble, et parviennent à capturer le gars pendant que sa mie s'enfuit dans la forêt. Là, le gars se fait sauvagement torturer (à la main, au couteau, au cutter,...) sous les yeux horrifiés de sa compagne, qui en fait n'a pas su s'enfuire en laissant son bien-aimé derrière elle. Mal lui en prend, puisque les ados en furie ne vont pas tarder à la poursuivre elle aussi.

Bon, je ne vais pas vous raconter tout le film. Sachez simplement que c'est un bon film, qui, sous des dehors peu originaux (le "survival" est sur-représenté ces temps-ci au ciné), parvient à surprendre. D'une part, mettre en scène des ados dégénérés (dont certains sont vraiment TRES jeunes...) n'est pas chose courante dans ce genre de film. D'autre part, le déroulement du film est imprévisible. Les réactions de chaque protagoniste sont réalistes (du côté des victimes comme du côté des bourreaux). Quant à la fin du film, elle est véritablement glaçante, osée, et en fin de compte logique... Ce qui ne la rend pas moins insupportable...

Malgré l'absence de tête connue au casting et le petit budget, ce film est une réussite, que je conseille à ceux qui n'ont pas trop l'âme sensible.

Vendredi13.jpgA ma droite, ensuite, nous avons "Vendredi 13", le remake sorti il y a quelques jours. Film à gros budget, avec plein d'acteurs sortis tout droit des séries TV en vogue du moment (le héros est l'un des frères Winchester de la série "Supernatural", qui se faisait déjà trucidé de manière particulièrement gratinée dans "La maison de cire"...). Bon, alors là, je ne ris plus du tout.

Déjà, le film est réalisé par Marcus Nispel, qui a réussi à redonner vie à "Massacre à la tronçonneuse", en en réalisant un remake très réussi il y a quelques années. Donc, moi, naïvement, je me suis dit: "Non, il ne peut pas rater le remake de Vendredi 13, il a fait du trop bon boulot sur Massacre à la tronçonneuse!". Pauvre petit oisillon naïf que je suis!

Déjà, à la base, le tout 1er Vendredi 13, malgré sa renommée et sa réputation, n'est pas un très bon film. On peut croire qu'en réaliser un remake aurait été une bonne idée du coup, histoire de l'améliorer... Ben non, c'est pas une bonne idée. En fait, ce remake n'en est pas vraiment un, puisque il n'en reprend l'histoire que lors des 1ères minutes. Après, c'est que de l'original. Enfin... original... façon de parler, hein... Parce que ce film est un catalogue de tout ce qui a déjà été fait dans d'autres films d'horreur, mais en moins bien.

Le synopsis du film, pour ceux qui ne le connaissent pas: Sous la garde de moniteurs de centre aéré qui ne pensent qu'aux plaisirs du corps, Jason, enfant difforme, se noit dans le lac Crystal (le fameux "Crystal Lake" qui n'est pas dans le titre du film...). Sa maman est tout colère et se venge en trucidant les monos baiseurs, avant de se faire elle-même dézinguer par une survivante. Quelques années plus tard, d'autres ados baiseurs viennent camper à Crystal Lake, et se font à leur tour trucider délicatement par Jason lui-même, qui en fait n'est pas mort, et veut venger sa mère. Le frère d'une des victimes part alors à la recherche de sa soeur disparue, il rencontre sur sa route des nouveaux ados baiseurs (je ne vous dis pas comment ils termineront...) et il finira par affronter ze big Jason (qui, miraculeusement, n'a pas tué la soeur disparue,mais simplement enlevée parce qu'elle ressemble à sa défunte mère...).

Vous avez vu le sketch de Bigard sur les films d'horreur? Et bien on dirait que le scénariste du film s'en est carrément inspiré ! Outre le fait que la nuit tombe à 14h30, on assiste encore à un défilé de jeunes blaireaux qui ne pensent qu'à boire, se droguer et baiser. Seuls les 2 héros ne commettent pas ces péchés, ils resteront donc en vie.

On a droit aux effets de peur habituels (l'animal qui bondit sans prévenir, le connard de copain qui se cache pour faire "bouh!", le mannequin en plastique qu'on confond avec un vrai être humain,...). Bref, que du réchauffé 1000 fois vu ailleurs. Evidemment, le héros à la recherche de sa soeur va rencontrer des autochtones mystérieux, avec des tronches pas possibles, qui lui diront tous de se barrer sinon il va mourir dans d'atroces souffrances. Evidemment, le héros fait son malin, et refuse de partir. Autre scène classique recyclée d'anciens films d'horreur, celle où des protagonistes se cachent sous quelque chose et doivent retenir leur cri d'horreur lorsque le tueur dépose le cadavre d'un de leur copain. Je vous rassure, on y a droit dans ce film!

Bon, je suis mauvais langue, parce qu'il y a quand même des choses surprenantes dans ce film. A un moment, le héros rencontre un mystérieux autochtone pas beau en train de broyer des meubles dans une broyeuse industrielle. Là, on se dit: "ok, je mets ma main à couper qu'un des personnages finit broyé dans cet engin funeste!". Et bien... NON! Personne ne sera réduit en charpie dans cette machine! Surprenant, mais aussi décevant...

Sinon, il y a autre chose à sauver dans ce film: les dialogues. Vous voulez un exemple? Pas de problème, voici la meilleure ligne du film:

"Cette chaise, elle est grave laide..."

Vainqueur par large, mais alors très large, KO:  Eden Lake, of course!

Mafiou, qui va éviter les lacs pour ses vacances...

 

 

 
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