Avertir le modérateur

lundi, 12 octobre 2009

Buiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii!

VOMI.jpgVendredi soir, toujours, avec mes soeurs (Gaëlle et Emilie) et ma cousine (Anne), on regarde Koh-Lanta. On assiste même à la meilleure émission de la saison, puisque c'est celle où les candidats doivent manger des gros vers blancs dégueulasses pour gagner une épreuve. Là, petite nouveauté réjouissante, les producteurs psychopathes ont rajouté un autre mets à déguster: des gros yeux de poisson bien gluants (et énormes, cela dit au passage...).

C'en est trop pour mes soeurs et ma cousine, qui, avant même que l'épreuve ne commence, poussent des cris de dégoût. Je ne vous raconte même pas quand le 1er candidat met le gros ver blanc qui se tortille dans sa bouche... Ou plutôt si, je vous raconte, parce que j'ai droit, en tant que seul spectateur qui regarde la scène, à ça:

"- Oh non, Mafiou, comment tu peux regarder ça? c'est dégueu...

- Bah, c'est de l'insecte, c'est rien, c'est des protéines...

- Beurk, on peut pas regarder! Et toi t'es pas normal de regarder ça, hein! Alors , keskispasse?

- Ben là, il vient de manger le ver, et y a un gros filet de bave gluant qui vient de gicler...

- Oh NON!!! Tais-toi, c'est gerbant!! Et, maintenant keskispasse?

- Ben là, il met un gros oeil de poisson dans sa bouche, il est au bord du vomi...

- Mais tais-toi, on t'a dit!!! C'est vraiment horrible! Et keskispasse maintenant?

- Ben c'tà dire que faudrait savoir ce que vous voulez, hein... "

Ceci dit, pour leur défense, c'est vrai que c'était vraiment dégueulasse. Le coup de l'oeil de poisson (vu la taille du truc, c'était surement un oeil de baleine...), faut le dire, fallait avoir le coeur bien accroché.

Mais ça n'a aucune commune mesure avec la défunte émission "Fear Factor", déjà présentée par Denis Brognart à l'époque, et qui n'avait pas son pareil pour proposer des dégustations de trucs diabolico-vomitifs. J'ai le souvenir d'un mangeage cauchemardesque d'oeil d'autruche. Déjà, un oeil d'autruche, c'est énorme (presque autant que l'oeil de poisson...). Ensuite, pour le manger, il fallait le craquer comme un oeuf dur pour en avaler le contenu gluant à souhait. Comme l'aurait dit Thérèse à Monsieur Preskowicz, "y a comme une 2ème couche à l'intérieur...".

Mais le top de l'horreur Fear Factoresque, c'est sans conteste la dégustation de testicules de mouton. Alors là, on tient du grand retournement d'estomac! Déjà, on n'imagine pas qu'un mouton tout mimi puisse avoir des couilles de cette taille! Et, pour couronner le tout, les candidats se rendent vite compte que le truc est immangeable, la faute à un goût qui ferait passer le Klug de Monsieur Preskowicz pour une pâtisserie Lenôtre.

Jugez par vous-mêmes avec cette vidéo. Je vous préviens, c'est difficile à supporter, le dégoût des candidats étant très communicatif. Mention spéciale à la dernière candidate, qui a bien du mal à cacher son envie de vomir... Vous voilà prévenus!

 

 

Mafioubeeeuuuuuaaaarrrggllll....

dimanche, 14 juin 2009

La soirée de l'étrange nullité

etrange.jpgCa faisait un bail que je n'avais pas écrit quelque chose sur ce blog! D'ailleurs, son taux de fréquentation en a pris un sacré coup! Et bien, vous voulez que je vous dise? Rien de tel qu'une bonne petite émission de TF1 de derrière les fagots pour retrouver l'inspiration!

Hier soir j'ai donc regardé, que dis-je... supporté "La soirée de l'étrange", présentée par le navrant Christophe Dechavanne (et oui, "Ciel mon mardi", c'est vraiment loin...), secondé par le non moins navrant Patrice Carmouze, dont la seule particularité est de mieux lire le prompteur que Christophe Dechavanne.

Le principe de l'émission: 2 présentateurs dont on ne sait plus quoi faire (Dechavanne et Carmouze, donc), 4 invités venus uniquement pour faire leur promo, des reportages bidons sur des voyants, des mediums, des fantômes, des OVNIs, ou autre. Et du spectacle en plateau, avec le fameux medium chargé de reconnaître la photo d'une personnalité cachée dans une enveloppe, avec des phrases mystiques du genre "ah oui, je le sens... je vois que c'est un homme... peut être une femme... il a entre 7 et 92 ans... il a vécu dans une grande maison... à moins que ce soit un petit appartement... il y avait une église dans la ville où il habitait...". Voyez le genre?

En guise de "fameux medium", on a eu droit au dénommé Claude Alexis, qui a des faux airs de Claude François (d'où probabement le nom de scène) et qui parle d'une voix nasillarde, d'ailleurs un peu comme Claude François quand il chantait. Bon, je ne vais pas m'apesantir sur cet individu, parce qu'au moment où il est arrivé en plateau, on finissait de manger, et on n'a pas suivi la moitié de ce qu'il a raconté. Tout ce qu'on a compris, c'est qu'il a utilisé ses "talents" de medium dans une affaire de meurtre... Pour le reste, on a passé plus de temps à imiter sa voix qu'à écouter ce qu'il disait.

On a eu droit aussi à un reportage qui tentait de nous faire passer Patrice Carmouze pour... Fox Mulder. Seul problème, Patrice Carmouze, c'est ça:

carmouze.jpg

Alors que Fox Mulder, c'est ça:

mulder.jpg

Autant dire que ça revenait à comparer Valérie Damidot à Bree Van de Kamp de "Desperate Housewives"...

Bref. Ce reportage nous montrait donc notre bon vieux Patrice à la rencontre d'un gars, un tant soit peu illuminé, puisqu'il était persuadé de pouvoir faire atterrir un OVNI dans son champ à l'aide de 4 loupiotes disposées en triangle (pour ceux qui protestent déjà, je précise que 3 loupiotes formaient le triangle tandis que la 4ème était au centre...). Voilà donc nos deux compères qui s'assoient dans le champ, en pleine nuit, 4 lumières allumées vers le ciel, attendant que ET vienne chier dans leur champ... Bon... Ai-je vraiment besoin de vous dire quel fut le résultat de leur attente? Le gars "illuminé" aura simplement passé 5 heures à raconter des histoires de reptiliens. Il est d'ailleurs persuadé que George Bush père et le Prince Charles sont des reptiliens! Son argument de choc? Et bien, si on analyse des photos des 2 individus, on se rend compte que, des fois, leur tête change... L'expérience se terminera tristement à cause d'une foutue panne d'électricité, qui éteindra impitoyablement les 4 lumières célestes... Pour être honnête, ma soeur et moi sommes persuadés que c'est un technicien de TF1 qui a trébuché sur un fil électrique et qui a tout fait sauter... Mais bon, on ne peut pas le prouver.

Retour en plateau, avec la venue d'une star internationale, connue dans le monde entier depuis les années 70, j'ai nommé: Uri Geller! Alors, Uri Geller, c'est lui:

 

UriGeller.jpg

Mais, si! C'est le gars qui a des pouvoirs psychiques, et qui peut tordre les cuillères à distance! Moi, j'étais impressionné qu'il se déplace un vendredi soir, en direct, pour faire le mariole à la télé française, en compagnie de 2 animateurs en fin de carrière et de 4 invités se retenant de toute leur force pour ne pas se décrocher la mâchoire à force de bailler. Rendons lui donc hommage rien que pour ça! Donc, il arrive, et propose une expérience paranormale avec le public et les téléspectateurs! Génial, me dis-je! Un peu d'interactivité ne va pas faire de mal à cette soirée soporifique! Il nous demande d'aller chercher une cuillère et de la poser sur la télé. Je m'exécute, bien entendu! Et puis il nous propose de nous "envoyer" l'image mentale d'une figure géométrique (vous savez, les fameuses figures de Zenner "carré, cercle, étoile, vague, croix" utilisées dans les expériences de télépathie). In nous prévient donc que, lorsqu'il va nous envoyer l'image mentale de la figure qu'il aura choisi secrètement, la cuillère "risque" de bouger, voir même de sauter de la télé! Je ne demande qu'à voir ça! Donc, il choisit sans le dire un des 5 symboles de Zenner, le dessine sur une feuille qu'il enferme dans une enveloppe, elle-même enfermée dans une boîte hermétique (qui, en plus, sera suspendue en hauteur pour être sur que personne n'ira modifier le dessin... nous prennent vraiment pour des buses naïves sur TF1...). Et l'expérience commence! Il nous fait le coup du regard hypnotique, et nous balance violemment l'image mentale! Bon... la cuillère n'a pas bougé d'un poil, et j'ai "pensé", si on peut dire, au carré... Vient le moment des résultats. La majeure partie du public a pensé à l'étoile. A vrai dire, j'y avais pensé aussi, mais je vous dirai pourquoi après, car ça n'avait rien d'une image mentale... Bref. On va décrocher la boîte contenant l'enveloppe, et on découvre, ô joie surprenante, que le père Geller a effectivement dessiné une étoile. Stupéfaction, cris de stupeur, évanouissements en série,... j'exagère un peu, je l'avoue.

zen.jpg

Evidemment, cette expérience est minable. Principale raison: on a vu Uri Geller dessiner le symbole sur la feuille. Et, rien qu'aux gestes de sa main, on se doutait qu'il dessinait cette étoile. En tout cas, on était sur que ce n'était ni le cercle, ni les vagues, ni la croix... Ne restaient donc que 2 choix possibles, ce qui facilite grandement la "divination"! En plus, ce roufion a osé nous expliquer que cette expérience marche beaucoup mieux si elle est faite avec un public qui parle anglais! Ben voyons! Ma cousine, présente, parle super bien anglais, et ça n'a pas mieux marché avec elle qu'avec ma mère, présente aussi, et qui parle aussi bien anglais que Michel Rocard dans ses grandes heures...

Pour enfoncer le clou, Dechavanne a pris au téléphone 2 téléspectateurs, l'un pour dire qu'il avait eu comme un flash dans lequel il voyait une étoile, l'autre pour raconter que la cuillère a valsé dans les airs alors qu'il mangeait une pizza... Là, on peut dire qu'on était dans les bas-fonds du ridiculisme...

En fait, on regardait l'émission pour frissonner quelque peu (une petite histoire de fantômes, ça ne mange pas de pain). A la place, on aura eu du foutage de gueule. Pour couronner le tout, je peux vous parler des 4 invités présents: Ophélie Winter, probablement sous l'emprise de stupéfiants puisqu'elle a passé la soirée à s'esclaffer comme une baleine, même quand il n'y avait rien de drôle, Florent Pagny, qui n'a pas décroché un mot sauf quand il a pu parler de son actualité, Moustapha, le fameux pseudo-comiquye made in Ruquier, toujours persuadé d'être drôle alors qu'il n'est que pathétique, et Frédérique Bel, dont le seul fait d'arme aura été de se faire trouer le collant à la cuillère par Moustapha... C'est vous dire le niveau de la soirée...

En fait, le plus étrange, lors de cette soirée, c'est qu'on l'aura regardé jusqu'au bout! Et ça, c'est franchement paranormal!

Mafiou, qui ne dit jamais non à un bon petit "écervellement"!

vendredi, 10 avril 2009

Des nouvelles du fion

PQ.jpg"Le salut de l'Humanité passera par la netteté de son orifice anal" (Citation du Saint-Père-Mafiou)

Un tout petit article pour vous donner des nouvelles de mon PQ! Rappelez-vous, il y a de cela 2 mois et quelques jours, je vous avais proposé une très sérieuse étude de consommation sur les différents papiers toilettes du commerce. Pour ceux qui ne s'en rapellent plus, cliquez ICI!

Je m'étais donc résolu à acheter le fameux Q-paper Regina, "le papier toilette qui n'en finit pas!". Bon, et bien figurez-vous que ce slogan est honteusement mensonger, parce que je suis arrivé au bout des 4 rouleaux! Inadmissible!

Par contre, ce qui est plus étonnant, c'est que j'en suis arrivé à bout après 2 MOIS ET 1 SEMAINE de torche-fionnage quotidien! Et là, je dis "Bravo, Regina", jamais je n'avais tenu aussi longtemps avec 4 rouleaux de papier hygiénique! Le 21ème siècle est décidément le siècle des progrès!

Regina? 2 petites feuilles pour l'Homme, mais des feuilles de géant pour le cul de l'Humanité!

Mafiou, la propreté du derche, j'en fais mon affaire!

dimanche, 22 mars 2009

L'antre maudite du Comte Draculifiou - part 4

Bienvenue, les momies nauséabondes! Je vois qu'on est attiré par l'odeur du sang et de la tripaille? Et bien vous allez être servis! Vous voulez du bon gros slasher des familles? Je vous en offre, en tout bien tout horreur!

Aujourd'hui:

coldprey1.jpgCold Prey, ou plutôt Fritt Vilt, puisque ce film d'horreur, dans la plus pure tradition du slasher style "Vendredi 13", est d'origine norvégienne. Fait assez rare pour être signalé, vous en conviendrez!

Bon, alors qu'est-ce qu'on a avec ce film? Plutôt bien accueilli par la critique et le public au dernier festival du film fantastique de Gerardmer, on est donc face à un film dans lequel des jeunes crétins vont se faire décimer un par un par un psychopathe dégénéré. Vous réprimez un baillement poli? Je vous comprends...

Synopsis: Le début du film nous montre un pauvre garçonnet poursuivi par on ne sait qui. Quelques minutes plus tard, le pauvre garçonnet est enterré vivant sous la neige par ce "on ne sait qui". Du moins le croit-on... 30 ans plus tard, une bande de jeunes adultes à priori peu intéressants désirent faire du ski hors piste en pleine montagne. Là, ça démarre plutôt mal, parce que dans la voiture qui les mène à l'endroit "promis", ça discute de sujets creux, ça se pourlèche ostensiblement, et ça rigole bêtement... En bref, absolument rien de neuf au pays du slasher. La suite n'est pas plus rassurante: l'un des jeunes cons qui veut faire le malin sur son snowboard se pète la jambe (oui, comme dans "The Descent", avec l'os qui ressort et tout... frissons épidermiques garantis!), et voilà tout le groupe qui se réfugie dans un vieil hôtel miteux, sale, isolé et abandonné (ben oui, on est dans un film d'horreur, ils n'allaient pas finir au Ritz...). Là, ils vont être les victimes d'un vilain serial-killer habillé comme un yeti, qui va les charcuter un à un...

coldprey2.jpg

Bon, niveau originalité, faudra repasser... Pourtant bien accueilli par la presse (dont "Mad Movies", pourtant souvent impitoyable), ce film ne propose rien de bien neuf, et ne renouvelle absolument pas le genre... Pour preuve, dès les 1ères minutes, ça sent le cliché: les jeunes blaireaux se séparent dans l'hôtel, qui n'a pourtant rien de rassurant, ils font les marioles (style "même pas peur, hé!"), s'amusent à se faire peur bêtement ( "bouh! je suis derrière toi! hihihi!") et ne s'inquiètent pas du tout de voir certains détails bizarres ("tiens, la hache a disparu, hihihi!", "tiens, il y a du sang ici, hihihi!", "tiens, cette chambre a brûlé! hihihi!",...). On a droit à l'habituelle panoplie quasi-complète des effets de peur (bruits inquiétants, portes qui claquent, ombre qui passe furtivement dans le champ de la caméra, ne manque plus que le chat noir qui bondit d'un coup sur la table...). Et, lorsque le 1er meurtre arrive au bout de 40 minutes de film, on croit sortir de notre torpeur (il est quand même bien brutal), mais l'effet retombe comme un soufflet trop cuit, le 1er meurtre étant malheureusement le plus horrible... Les suivants ne seront pas aussi graphiques... Quant aux motivations du tueur (dont on devine l'identité dès le début du film si on est un tant soit peu concentré...), elles sont tout juste survolées dans un misérable flash-back à la fin du film...

Est-ce que, pour autant, tout est bon à jeter dans ce film? Non heureusement. De l'originalité, on peut tout de même en trouver:

- ce film, comme je l'ai déjà dit, est norvégien. Ce n'est pas si courant pour un film d'horreur. Mais ça ne suffit pas à faire un bon film...

- le film se déroule en pleine montagne (décor inhabituel pour un slasher), ce qui renforce l'impression d'isolement... A signaler: une bonne partie du film se déroule en plein jour, et, ça aussi, c'est peu fréquent dans ce type de film.

- on découvre grâce à ce film des standards musicaux norvégiens des années 70... bon, faut être honnête, ne pas les découvrir ne m'aurait pas empêcher de dormir, en fait... mais un peu de culture européenne ne fait pas mal.

- les héros du film ne couchent pas, mais ils meurent quand même!!! Et voilà une règle sacrée du slasher complètement renversée! Fallait oser! Bon, ceci dit, ils ne couchent peut-être pas, mais ils boivent de l'alcool et s'embrassent goulument. Ils méritent donc quand même un peu de mourir, non?

- enfin, Norvège oblige, les héros ont des prénoms à coucher dehors, ce qui surprend quand même un peu lorsqu'on les entend pour la première fois. Du coup, des phrases comme "Oh, Morten, on va tous mourir", ou "Oh mon dieu, Ingunn a disparu", ou encore "Non, ne va pas par là Mikal!", perdent un peu de leur puissance dramatique.

coldprey3.jpg

En bref, "Cold Prey", ça se laisse voir, mais vraiment rien de plus... Gros succès en Norvège, le film a une suite, étonnament intitulée "Cold Prey 2", ou plutôt "Fritt Vilt 2", qui se déroule juste après la fin du 1er film, et qui raconte le combat dans un hôpital entre la seule survivante du 1er film et le terrible serial-killer. Oui, les connaisseurs auront remarqué que ça ressemble furieusement à "Halloween 2"... Ce qui n'est pas forcément un compliment...

Comte Draculifiou, fridë bidehü!!!

 

mardi, 10 mars 2009

L'antre maudite du Comte Draculifiou - part 3

martyrs.jpgBonsoir,les vermisseaux écorchés! Je vois que vous ne craignez pas de lire ma chronique sanguinolente de films terribles! Mal vous en prend! Car aujourd'hui, je vais vous parler de:

Martyrs, un film de Pascal Laugier (déjà réalisateur de "Saint-Ange"), avec Morjana Alaoui et Mylène Jampanoï. Là, on est devant ce qu'on peut appeler "un cas". De l'horreur à la française... ce n'est pas une première, si on se rappelle des récents "A l'intérieur", "Frontière(s)", "Haute tension" ou même du remake frenchy (et très réussi) de "La colline a des yeux". Du coup, on sait que, quand les Français font de l'horreur, ils ne font pas dans la demi-mesure. Et "Martyrs" ne déroge pas à la règle. Violent? Le film l'est. Sanglant? Pas qu'un peu. Dérangeant? Assurément. Mais les films précités l'étaient également, à des degrés divers.

Ce qui fait de "Martyrs" un cas, c'est sa plongée dans l'extrême, et les sentiments que le film peut créer chez le spectateur. Il a d'ailleurs échappé de peu à l'interdiction aux moins de 18 ans, ce qui aurait signé l'arrêt de mort du film. Il a, à la palce, écopé d'un "interdit aux moins de 16 ans, avec avertissement".

Synopsis: impossible de résumer le film sans en révéler les tenants et aboutissants. Je me contenterai donc de résumer le début. Lucie, alors enfant, parvient à échapper à des adultes qui, visiblement, lui ont fait subir mille sévices. Recueillie dans un foyer pour enfants, et traumatisée par ce qu'elle a subi, elle réussit cependant à se lier d'amitié avec Anna, une autre enfant du foyer. 15 ans plus tard, Lucie retrouve la trace de ses tortionnaires, et se rend dans leur maison pour se venger, bientôt rejointe par Anna...

Ca, ce n'est que le point de départ du métrage. Le thème du film n'est en fait pas la vengeance, le titre est là pour nous le rappeler. A partir du moment où les 2 jeunes filles vont arriver dans la maison des bourreaux, va commencer un déluge de violence, de tortures, d'humiliations, pour la plupart difficilement supportables. Et cela ne va pas concerner que la vengeance de Lucie...

martyrs2008_5.jpg

Le film a, la plupart du temps, été encensé par la critique, pour sa profondeur et la réflexion qu'il engendre. Pour ma part, je suis ressorti de ce film sans savoir qu'en penser... Je ne peux pas dire que j'ai aimé, mais je ne peux pas dire le contraire non plus. J'ai passé tout le film à me demander "pourquoi?". Pourquoi montrer ça? Où le rélisateur veut-il en venir avec cet étalage de violence très graphique? Et quand est venue la réponse, vers la fin du film, je n'ai pas été plus avancé, en fait... Si ce n'est que je me suis dit que, tout bien pesé, la violence montrée n'était pas si gratuite que ça.

Il est rare se finir le visionnage d'un film en étant sonné, perdu, sans savoir juger ce qu'on vient de voir. Rien que pour ça, le film de Pascal Laugier mérite d'être vu. Une chose est certaine: il ne laisse pas indifférent.

Comte Draculifiou???????

 

samedi, 07 mars 2009

Le coin de la gourdasse

gourde.jpgCa va les gens? Moi, en tout cas, ça va bien, puisque j'ai fait le plein de gourdasses pendant mes vacances...

- Un exemple! Un exemple!

Vraiment? Bon, je ne voulais pas en faire l'étalage, mais puisque vous insistez...

Gourdasse n°1: commençons doucement chez la coiffeuse, officiant dans une grande chaîne dont le nom commence par "Sham" et finit par "poo". Alors qu'elle a passé 20 minutes à me couper les tifs sans me décrocher un mot, elle se décide enfin à me parler... au moment où elle me sèche les cheveux... Mais moi, désolé, avec un appareil qui me souffle dans l'oreille, j'entends rien. Je me suis donc retrouvé à lui faire "oui oui" de la tête, sourire poli en prime, alors que je n'ai pas saisi un mot de ce qu'elle m'a dit. Si ça se trouve, elle me disait que j'avais le cheveu gras ou du cérumen dans les oreilles, et moi j'ai acquiescé comme un blaireau...

Gourdasse n°2: malgré mon goût prononcé pour la "haute culture", je n'ai pu m'empêcher de tomber sur un article people sur le net. Article qui disait que la chanteuse de qualité Rihanna, qui vient de se faire démolir le portrait façon "Picasso" par son mec, avait décidé de retourner avec lui pour lui donner une 2ème chance... Si ça c'est pas de la gourdasse...

Gourdasse n°3: Fin de dîner chez ma mère. Comme je ne suis pas un vil sagouin mal éduqué, je me mets à nettoyer le peu de miettes qui parsèment mon coin de table. Et là,ma cousine me sort: "Oh,moi, chez ma mère, quand je nettoie la table, je mets les miettes à terre, sur le tapis!". Là, j'ai fait une tête style "Tex Avery", vous savez, quand la mâchoire inférieure tombe à terre, et je lui dis :"Ah ouais, tu mets tout à terre, comme ça?". Et elle qui me répond: "Ah non, je prends quand même une éponge!".  On pourrait croire que c'était un bon mot de sa part. Mais pas du tout, elle a sérieusement cru me rassurer en me disant ça... Ma mâchoire ne pouvant pas tomber plus bas, mon désespoir a été très intérieur. Et au bout de la table, ma soeur qui était écroulée de rire...

Gourdasson n°4: et oui, il n'y a pas que des gourdasses, il y a aussi pas mal de gourdassons! Comme ce cher Nonce Paolini, patron de TF1, qui a déclaré que "Trop de Star Ac' tue la Star Ac'". Alors qu'en fait, non. Ce qui tue la Star Ac', c'est que c'est nul à chier, tout bêtement!

Mafiou, qui, cela dit, peut être gourdasson à ses heures...

jeudi, 05 mars 2009

L'antre maudite du Comte Draculifiou - part 2

horreur.jpgBonsoir, les asticots zombifiés!

Certains d'entre vous n'ont pas saisi la subtilité de mon allusion au sketch de Bigard lors de la part 1 de "l'antre maudite de moi-même".

Ne me remerciez donc pas si je vous propose l'intégralité ce sketch d'une vérité confondante, et non moins drôle.

Amusez-vous bien, les loups-garous vampirisés dans l'allégresse de l'horribleté!

Comte Draculifiou, ravi que le soleil se couche à 14h30!

mardi, 03 mars 2009

L'antre maudite du Comte Draculifiou - part 1

chateauhanté.gifBonjour, les chauve-souris ensanglantées! Et bienvenue dans le château hanté du Comte Draculifiou!

Ben oui,quoi! Après tout, le lundi, cette espèce de dindon niais de Père Mafiou vous fait pisser de rire avec ses contes ridicules. Moi, je vous propose de vous faire chier de peur avec mes chroniques de films d'horreur! Hin hin hin!!!! Etes-vous prêts à claquer des fesses? Alors entrez dans ma demeure putréfiée!!!

Commençons par parler d'un film que Lord I. Mulle m'a ramené hier: The Strangers, film du méconnu Brian Bertino avec Liv Tyler (Arwen dans le "Seigneur des Anneaux") et Scott Speedman (vu dans "Underworld" et la série "Felicity").

poster_strangers.jpgLe synopsis: Kirsten et James, un jeune couple au bord de la rupture (autant dire que ça ne sent pas la gaudriole dès le début du film...), se rend dans leur maison de vacances, isolée dans une forêt lointaine et lugubre (ben oui, on est dans un film d'horreur je vous rappelle). Là, après une légère discussion philosophico-chiante sur l'état de leur relation, une bande d'individus masqués commencent à les terroriser. Tout cela commence par des coups à la porte, aux fenêtres, des bruits bizarres à l'extérieur, des jets de pierres sur les vitres... Puis la nuit bascule dans l'angoisse et l'horreur brutale lorsque les voyous parviennent à pénétrer dans la maison...

On se retrouve avec ce film devant un énième survival (ces fameux films dans lesquels des pauvres individus comme vous et moi, mais surtout comme vous en fait..., se font sauvagement agresser par des psychopathes dégénérés, et le plus souvent en pleine nature). On pourrait craindre un manque absolu d'originalité (ce qui est un peu le cas quand même...) mais le film remplit correctement son office, c'est à dire bien stresser le spectateur. Tout du moins pendant les 3 premiers quarts du film... Parce que le gros souci de ce métrage, c'est sa fin. Je m'explique: dans les survivals, en règle générale, il y a toujours une première partie "Psychopathe qui torture ses victimes". C'est évidemment le cas dans ce film, et c'est rondement mené. Puis, normalement, il y a une deuxième partie "Les victimes se rebiffent et vont en faire baver à leurs bourreaux", ce qui permet aux spectateurs de prendre eux-mêmes aussi, d'une certaine manière, leur revanche face aux émotions souvent intenses de la 1ère partie. Et bien, cette 2ème partie est quasiment absente de "The Strangers". Les 2 pauvres victimes le resteront jusqu'à la fin du film... Du coup, on a un peu l'impression que le film nous laisse sur notre faim, et ce n'est pas très agréable.

the_strangers_movie1.jpg

De plus, le réalisateur, et le scénariste, ont fait le choix de ne jamais montrer les visages des agresseurs (on sait juste qu'il s'agit de 2 femmes et d'un homme). Et on ne sait rien des motivations qui les poussent à torturer le jeune couple. Tout juste diront-ils aux malheureuses victimes à la fin du film qu'ils font ça parce qu'ils sont venus "chez eux" (argument très léger, et erroné puisque la maison appartient bien au jeune couple). Et là on comprend que les "étrangers" du titre ne sont pas les 3 psychopathes, mais en fait les 2 ex-tourtereaux... Ces 2 choses passées sous un relatif silence sont la force du film pendant ses 3 premiers quarts, mais aussi sa principale faiblesse sur la fin... Verdict: un film à voir, mais qui ne restera pas gravé dans les mémoires. A noter: une suite est déjà en préparation.

2007_A_l_interieur.jpgPoursuivons avec un autre survival, complètement français et complètement déviant: "A l'intérieur", film de Julien Maury et Alexandre Bustillo, avec Béatrice Dalle et Alyson Paradis.

Le synopsis: Sarah, enceinte jusqu'aux dents, s'apprête à passer le réveillon de Noël toute seule, puisque son mari est mort peu avant dans un accident de voiture bien sanglant comme il faut. Là encore, on est sûr de ne pas se retrouver devant "Les Charlots font l'Espagne"... Bref. La jeune femme pense pouvoir passer une soirée bien peinarde (malgré son accouchement prévu pour le lendemain...). Mais c'est sans compter sur "la femme", une mystérieuse inconnue qui va terroriser Sarah toute la nuit avec un seul et unique but: lui prendre son bébé.

Là encore, on est dans le survival pur jus (dans tous les sens du terme, d'ailleurs). Une pauvre victime, une malade mentale ultra-violente, de la torture et du sang qui éclabousse, et la révolte tant attendue de la victime. Franchement, pour supporter ce film, il faut avoir le coeur bien accroché et, surtout, ne pas manger en le regardant... J'ai rarement vu un film d'horreur aussi violent et sanguinolent. Déjà, rien que la base du film est difficilement supportable (une femme enceinte violentée, ça retourne les sangs!), mais son traitement visuel l'est encore moins!

Béatrice Dalle est absolument glaçante, particulièrement face à la fragilité d'Alyson Paradis. Le sang coule abondamment. Les références cinématographiques à d'autres films de genre sont nombreuses. Quant à la fin du film...

alinterieurhaut.jpg

En résumé, ce film est à voir absolument! Mais il n'est pas à mettre devant tous les yeux, paradoxalement! En outre, je tiens à préciser que ce n'est pas Darth I. Mulle qui me l'a donné, ce film! Non non! Je l'ai acheté moi-même, avec mes sesterces, quand le DVD est sorti, de la manière la plus légale qui soit! Et je ne regrette pas mon achat! (même si je n'ai toujours pas réussi à le visionner une seconde fois...).

C'est tout pour cette nuit, les araignées démoniaquement poilues! A la semaine prochaine, pour d'autres chroniques à l'essence de zombies!

Comte Draculifiou, content d'être "à l'extérieur".

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu